Patrice Delbourg est un poète, romancier, chroniqueur, critique littéraire, né à Paris en 1949, qui a publié une quarantaine de romans.
Issu d'une famille spécialisée depuis plusieurs générations dans la vente de fleurs coupées, a brisé le lignage. Il a fait ses études à la Sorbonne jusqu'à un doctorat de Lettres qu'il n'obtiendra pas.
Enfant unique et père à son tour d'une seule fille, son premier emploi le conduit dans une institution de personnes âges en qualité de sociologue. Il a longtemps été journaliste culturel aux Nouvelles littéraires puis à l'Évènement du Jeudi.
Poète romancier, complice des "Papous dans la tête" (*) sur France Culture, il se consacre essentiellement à l'écriture de quelques nouveaux livres et à l'animation d'ateliers d'écriture. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages qui témoignent de la variété de ses centres d'intérêt, à moins qu'ils ne soulignent la distraction de sa curiosité : humour et jeux littéraires, journal intime dans ses manifestations psychosomatiques, chanson française, sport dans tous ses états, réhabilitation d'écrivains oubliés. Lauréat du prix Max Jacob, du prix Apollinaire et du prix de la Poésie de la Société des Gens de Lettres pour ses livres de poèmes.
(*) Des Papous dans la tête est une émission hebdomadaire de France Culture, créée en 1984 par Bertrand Jérôme diffusée jusqu’en juin 2018. Il s'agissait de jeux radiophoniques et littéraires, voire impertinents, poétiques, souvent inventés par Bertrand Jérôme puis par Françoise Treussard, parfois par un participant. Les propositions de l'Oulipo, dont nombre des membres sont intervenus dans l'émission, en sont une inspiration primordiale ainsi que les grands rhétoriqueurs, les surréalistes et Jean Tardieu.
Témoignage :
J’ai rencontré Patrice Delbourg à Besançon en 2006 lors d’un salon du livre. Un moment très agréable et au fil de la discussion j’avais évoqué Marcel Aymé, Pierre Gripari et Roland Topor. Trois auteurs qui me sont chers et qui ont quelque chose en commun. « Ah, l’ami Pierrot ! » s’exclama-t-il... Et nous voilà partis dans les souvenirs et surtout des anecdotes plus loufoques les unes des autres... Déjà le « petit Marcel » qui n’ouvrait jamais la bouche, fin observateur de la vie parisienne, mais aussi jurassienne, qui distillait quelques vérités bien choisies. Gripari, merveilleux conteur perdu entre la rue Broca et rue de la Folie Méricourt, et qui se définissait comme « un Martien observant le monde des hommes avec une curiosité amusée, étranger au monde terrestre. » Et puis Roland Topor, l’angoissé chimérique, au rire contagieux, avec un visage de faune, chapeau melon, yeux en astéroïdes, qui explore notre planète au-delà des données perceptibles de la raison. Et il peint notre monde avec des dessins oniriques et troublants...
Patrice Delbourg a été membre de l'académie Alphonse Allais et du Grand prix de l'Humour noir, lauréat des prix Guillaume-Apollinaire et Max-Jacob. Parmi ses recueils poétiques, plusieurs furent distingués. Génériques a ainsi reçu les Prix de la Société des gens de lettres et Max Jacob ; L'Ampleur du désastre a été distingué par le Prix Guillaume Apollinaire en 1996. Un des critiques du Monde des Livres écrivait alors que « si Delbourg a le vocabulaire de tout le monde, sa façon de juxtaposer les mots est d'une modernité et d'une inventivité particulière. De celles qui font qu'une œuvre est sans pareille, de celles qui font la différence entre le prosateur et le poète ». Il est invité d'honneur de l'Oulipo en 1986.
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