La Droite buissonnière a été écrit à la fin des années 50. Le critique littéraire Pol Vandromme (*) s’était refusé à sa réédition. Il y consentit plus tard, et l’expliqua dans une préface inédite.
Parce qu’une ardeur prémonitoire fermentait dans le libelle d’autrefois, que l’essentiel de son esprit et de sa manière s’y trouvait en germe. À savoir : le refus de la politique militante, le privilège absolu concédé à la littérature, la liberté de l’allure, le style comme une éthique, la continuité d’une recherche, l’approfondissement de ce que laissait deviner un titre devenu tout de suite comme une référence de passe.
Les nouveaux lecteurs – les plus impatients à souhaiter cette réédition – liront La Droite buissonnière comme il faut la relire aujourd’hui : dans le prolongement des études achevées de Pol Vandromme (sur Déon, Marceau et Michel Mohrt notamment), et au rendez-vous de ses bivouacs d’un hussard.
La Droite buissonnière...
Ce livre drôle, enthousiaste et sympathique nous introduit dans l’univers des écrivains classés de l’anticonformisme de "droite" et en le faisant Pol Vandromme montre au lecteur de manière très convaincante, qu'il n'existe par "un style littéraire de droite" comme l’a dénoncé l’Express quelques années après la guerre. La Droite buissonnière est une sélection, un menu à la carte peut-on dire, des écrivains aujourd'hui oubliés par une majorité de lecteurs, mais lus aussi par quelques irréductibles passionnés.
La Droite buissonnière – Éditions les sept couleurs. 1960. In 12 broché de 254 pages. Il existe une réédition de ce livre en 2018 chez Dualpha avec une préface de Marc Laudelout.
(*) Pol Vandromme, (1927-2009), est un critique littéraire, journaliste, écrivain (essayiste, pamphlétaire) belge d'expression française. L’écrivain romancier franc-comtois Bernard Clavel a dit de lui : « C'est l'un des plus grands critiques de langue française. » Dans Une vie en liberté, au chapitre intitulé « Roland Laudenbach et l'esprit LTR (La Table ronde) », l’essayiste Michel Mourlet lui a consacré plusieurs pages à l'occasion de ses apparitions dans les bureaux des Éditions de la Table ronde dans les années 1960.
Il a consacré de nombreux essais à des écrivains de son temps, classés à droite pour la plupart, dont Lucien Rebatet, Pierre Drieu la Rochelle, Hergé, Marcel Aymé, Georges Simenon, Louis-Ferdinand Céline et Lucette Destouches, Roger Nimier, Françoise Sagan, Charles Maurras, Robert Le Vigan, Georges Brassens, Jacques Perret...
Rire sous cape lorsqu'on ne peut rire à pleine gorge, mais rire toujours parce que l'esprit de sérieux est le pire de tous les esprits détestables.
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