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Le bibliophile Heurtebise

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Anciennement librairie Heurtebise, "le bibliophile Heurtebise" propose des informations culturelles en relation avec les métiers du livre, mais aussi des descriptifs de curiosités bibliophiliques. Actualités littéraires, critiques, salons, foires aux livres...


Le traité d’Arras aux Archives de la Côte d’or !

Publié par HEURTEBISE sur 15 Mai 2026, 08:53am

Catégories : #Infos Heurtebise

Le traité d'Arras fut signé en 1435 entre le roi de France, Charles VII, et le duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Il mit fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons.

En 1435, le roi de France Charles VII cherche à asseoir son autorité en France. Après les victoires obtenues par Jeanne d'Arc, le temps est venu de reconquérir les territoires perdus sur les Anglais. Néanmoins, Charles VII sait qu'il ne peut rien tant que la guerre civile avec les Bourguignons ne sera pas terminée. Il entame donc des négociations avec le duc de Bourgogne, le grand Philippe le Bon. Celui-ci n'attend plus rien des Anglais et souhaite se consacrer au développement de ses provinces. La paix avec la France est pour lui une nécessité. Il accepte donc de traiter avec Charles VII, ce qui ouvre la voie à la conférence d'Arras.

Conférences d'Arras entre les conseillers du roi Charles VII et du duc Philippe le Bon. À droite de l'image, les Anglais (identifiables à la croix rouge brodée sur leurs habits) rompent les négociations et quittent la ville. Enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de la mort de Charles VII, BnF, département des manuscrits.

Conférences d'Arras entre les conseillers du roi Charles VII et du duc Philippe le Bon. À droite de l'image, les Anglais (identifiables à la croix rouge brodée sur leurs habits) rompent les négociations et quittent la ville. Enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de la mort de Charles VII, BnF, département des manuscrits.

Le congrès d'Arras représente un événement d'une importance mondiale. La négociation faillit être interrompue à cause de l'intransigeance des Anglais, qui finirent par quitter la conférence avant la signature du traité de paix : ils voulaient que le roi de France se déclarât vassal du roi d'Angleterre. C'était le point d'achoppement traditionnel qui revenait sur le tapis des négociateurs. Après le départ des Anglais, le roi de France et le duc de Bourgogne arrivèrent à une transaction, mais la portée du traité fut diminuée du fait que la paix qu'ils établissaient n'étaient pas une paix « européenne », mais un accord entre deux États, la France et la Bourgogne.

 

© Archives départementales de la Côte-d’Or. – Exemplaire relié en peau de bélier, l’un des symboles de l’Ordre de la Toison d’Or. (© Le magazine d’information du département - Mai 2026).
© Archives départementales de la Côte-d’Or. – Exemplaire relié en peau de bélier, l’un des symboles de l’Ordre de la Toison d’Or. (© Le magazine d’information du département - Mai 2026).

© Archives départementales de la Côte-d’Or. – Exemplaire relié en peau de bélier, l’un des symboles de l’Ordre de la Toison d’Or. (© Le magazine d’information du département - Mai 2026).

Plus tard, le nouveau duc de Bourgogne Charles le Téméraire lutta pour obtenir une indépendance totale et pour créer un royaume de Bourgogne, mais il s'aliéna les habitants des Flandres, de l'Alsace et les Suisses et trouva la mort face au duc René II de Lorraine à la bataille de Nancy en 1477 sans avoir réalisé son rêve.

Louis XI en profita pour récupérer le duché de Bourgogne tandis que la « Bourgogne impériale » (Franche-Comté), le comté de Charolais et les Pays-Bas bourguignons passèrent aux Habsbourg à la suite du mariage de Marie de Bourgogne, fille unique de Charles le Téméraire, avec Maximilien de Habsbourg, futur empereur Maximilien Ier.

Les sceaux du Traité d’Arras.

Les sceaux du Traité d’Arras.

Fondé à Bruges le 10 janvier 1430, l'ordre de la Toison d'or devient rapidement célèbre grâce à la personnalité de son fondateur, le duc Philippe le Bon. Le caractère européen de ses membres, le nombre limité d'élus et surtout le symbole de la Toison d'or participent à sa réputation. Le choix d'une référence à l'Antiquité plutôt qu'à la légende arthurienne, novateur, annonce la Renaissance.

Le traité d’Arras aux Archives de la Côte d’or !

Palais des ducs. - A Dijon, cette tour de 46 mètres de hauteur et six étages est construite entre 1450 et 1460 par l'architecte Jean Poncelet, sur une ancienne tour dite de Brancion qui elle-même devait être construite sur une ancienne tour d’un castrum gallo-romain.

Un escalier en vis de 316 marches qui desservait le logis ducal finit par une jolie voûte d’ogives quadripartites retombant sur une colonne hélicoïdale et sur des culots sculptés sur les murs.

À l’origine tour de guet surplombant Dijon, elle devient progressivement une tour symbolique du pouvoir et de la puissance des ducs de Bourgogne et de l'État bourguignon. Du sommet, on découvre une vue panoramique unique sur Dijon.

Tour Philippe le Bon (Dijon).

Tour Philippe le Bon (Dijon).

© Le bibliophile Heurtebise - Le palais des Ducs de Dijon -

© Le bibliophile Heurtebise - Le palais des Ducs de Dijon -

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