Plume est un magazine trimestriel français consacré aux lettres, aux écritures et au patrimoine écrit (manuscrits, correspondances, calligraphie, livres anciens et modernes, histoire du livre).
Créé en 1994 il explore l'histoire des écritures, les ateliers d'artistes, les maisons d'écrivains, les bibliothèques, les musées et les collections privées. Il propose également des rubriques sur l'actualité de l'écrit (expositions, salons, ventes publiques).
Ce périodique a été fondé en 1994 et il est paru jusqu’en 2015.
Directeur de publication : Gérard Lhéritier – Rédacteur en chef : Pascal Fulacher.
La graphologie, l’histoire postale, les livres anciens et modernes figurent également au sommaire de chacun des numéros de Plume. Avec une volonté d’ouverture et de diversité, Plume vous informe en outre de l’actualité de l’écrit, de tous les écrits grâce à des rubriques spécifiques consacrées aux expositions, foires et salons, conférences, notes de lecture, ventes publiques...
Magazine trimestrielle tiré sur beau papier, richement illustré en couleurs il s’adressait particulièrement aux bibliophiles et collectionneurs de documents rares.
(Ne pas confondre avec l'ancienne revue littéraire et artistique La Plume fondée en avril 1889 par Léon Maillard et Léon Deschamps, qui la dirige durant 10 ans. Dans ses locaux du N° 31 de la rue Bonaparte à Paris est organisé Le Salon des Cent. Karl Boès en prend la direction en 1900 et la revue disparaît en 1914.
La société Aristophil, une société écran pour malversation financière ?
La société Aristophil est créée à Nice en 1990, sous forme de SARL. Sa principale activité consiste à acheter et vendre des lettres et manuscrits. En 2000, elle s’installe à Villeneuve-Loubet dans des nouveaux locaux, avec une équipe de trois personnes.
Aristophil, dont l'objet était la collecte, la possession et la revente de documents précieux du patrimoine écrit. Son système économique a été qualifié de pyramide de Ponzi et son fondateur et président a été condamné pour escroquerie.
À la suite de soupçons d'escroquerie, Aristophil est mise en liquidation en mars 2015. La liquidation de la société publiée le 1er septembre 2015, s'est soldée par un passif de 1,2 milliard d'euros au détriment des quelque 18 000 épargnants.
Aristophil se finançait par la vente au public de parts indivises, présentées comme un placement financier avantageux. Fondée en 1990 par Gérard Lhéritier, elle s'est surtout développée dans les années 2000, en relation avec d'autres sociétés et marques comme le Musée des lettres et manuscrits ou le magazine Plume.
Gérard Lhéritier, né le 21 juin 1948 à Nancy, homme d’affaires, fondateur et président de la société Aristophil
Le scandale Aristophil et le magazine Plume avait-il des points communs ?
Oui, le scandale Aristophil et le magazine Plume ont des points communs majeurs, car ils appartenaient au même homme et faisaient partie du même écosystème commercial et culturel.
Il existait des liens directs et les points communs qui les unissaient :
1. Un propriétaire unique : Gérard Lhéritier. Le point commun fondamental est Gérard Lhéritier, l'homme d'affaires au cœur du scandale. Fondateur de la société Aristophil en 1990, il a racheté le magazine Plume en 2006 pour en devenir le propriétaire et le directeur de la publication.
2. Le magazine était présenté comme vitrine publicitaire d'Aristophil.
Sous la direction de Gérard Lhéritier, le magazine Plume a en partie été détourné de sa fonction strictement journalistique pour devenir un outil de légitimation et de communication pour Aristophil.
Entre les pages de la revue, les produits financiers d'Aristophil (comme les placements Coralys ou Amadeus) étaient régulièrement mis en avant. Le magazine servait d'argumentaire de vente pour rassurer les courtiers et les 18 000 épargnants en quête de placements "sécurisés" et culturels.
3. La valorisation du patrimoine écrit comme "caution morale".
Les deux entités partageaient le même objet de fascination et le même argument marketing : les lettres de grands hommes et les manuscrits anciens.
Pour aller un peu plus loin, un livre à découvrir : enquête et révélations !
L'affaire Aristophil : liquidation en bande organisée.
Isabelle Horlans (Auteur), Didier Van Cauwelaert (Préface).
Des révélations sur l'affaire Aristophil, démontrent qu'il s'agit du plus gros scandale judiciaire dans le monde de la culture.
Le 9 novembre 2017, le procureur de Paris donne son accord pour que la juge d'instruction Charlotte Bilger propose une procédure dite de " plaider coupable " à Gérard Lhéritier, notamment mis en examen pour " escroqueries en bande organisée ", et aux huit autres suspects poursuivis dans " l'affaire Aristophil ", afin de clore un dossier qui n'a pas abouti à l'issue escomptée. À ce jour, la justice n'a pas rapporté la preuve que Gérard Lhéritier a échafaudé, via sa société, une " pyramide de Ponzi " visant à escroquer ses clients. Pourtant, depuis près de cinq ans, il est la cible d'articles vindicatifs qui ont ruiné sa réputation, il est affublé du surnom de " Madoff français ", ses biens sont saisis, ses comptes bancaires et ceux de sa fille, gelés.
À ce désastre personnel s'ajoutent le licenciement de ses 61 salariés et la spoliation des 18 750 clients qui ont vu leurs actifs (lettres et manuscrits) placés sous scellés et aujourd'hui dilapidés à vil prix dans des ventes aux enchères. Le scandale que constitue l'éparpillement des 130 000 pièces de la collection est sans précédent dans l'histoire du patrimoine culturel.
La journaliste Isabelle Horlans, qui a étudié le dossier, démontre que Gérard Lhéritier n'a jamais escroqué les acheteurs qui lui ont accordé leur confiance. Depuis 2004, il a multiplié l'acquisition de documents autographes précieux, faisant d'Aristophil un partenaire culturel puissant qui a éveillé la jalousie des uns, l'intérêt des autres. Pendant vingt ans, l'Etat l'a laissé exercer son activité, saluant ses expositions, partenariats et conférences. Présidents de la République, ministres, académiciens, écrivains, personnalités du monde des arts, comédiens, journalistes ont tant cru en lui qu'ils l'ont accompagné durant deux décennies. Plus de 700 articles ont fait l'éloge de ses initiatives.
La liquidation d'Aristophil donne désormais lieu à un vaste pillage de sa collection, notamment par les Archives de France. Alors, qu’en penser ?
© Babelio.
Plume – Le magazine du patrimoine écrit. Publication trimestrielle - Un lot (incomplet) du N° 40 (2007) au N° 69 (2014) + un numéro hors-série. Manque 8 numéros, du N° 45 au N° 52. Ce lot comprend donc 23 exemplaires, dont 2 coffrets. - Format : 22 X 28cm. Chaque numéro comprend 96 pages. Très bon exemplaire, intérieur frais et propre. Recherché par les collectionneurs bibliophiles ! - (Poids : 9800gr au total - Envoi par colissimo simple). - Disponible au prix de 60 € (Port en sus).
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