Les œufs en meurette étaient le plat traditionnel préféré de l'écrivain et chantre de la Bourgogne, Henri Vincenot. Surnommé le « Pape des escargots », cet amoureux du terroir et des traditions bourguignonnes aimait cuisiner cette recette simple, généreuse et profondément ancrée dans la culture locale.
Auteur enraciné dans sa chère Bourgogne, qui ne connait pas Vincenot ? Évoquer la figure et l’œuvre d'Henri Vincenot, l’inoubliable Sang de l’Atlas et le fascinant Maître des abeilles c’est savoir appréhender le chant du monde, comme l’aimait dire son compagnon de plume, Jean Giono.
Entre syncrétisme pagano-chrétien, poésie populaire et résistance au rouleau compresseur de la modernité uniformisatrice, Henri Vincenot est sans aucun doute l’une des grandes figures littéraires de la défense des identités qui font la richesse et la beauté du monde.
Henri Vincenot était non seulement un romancier populaire, mais aussi un grand peintre et un sculpteur de talent. Également un amateur de "bonne chair" ! Il aimait faire découvrir à ses hôtes les plaisir « simples » de la table bourguignonne : le jambon persillé, le bœuf bourguignon, la pôchouse, les gougères, et... les œufs en meurettes !
Ainsi les éditions Denoël eurent raison de demander à la famille Vincenot de traduire sur le papier cette culture culinaire ancienne, mais aussi si vivante, dans un livre magistral, qui est toujours en bonne place dans ma bibliothèque. La première édition date de 1979, Henri avait alors 67 ans... (Ce livre souvent répertorié ou réimprimé avec des variations de date en 1980 dans la collection « Cuisines du terroir »).
« C’est à l’automne 1978 que la maison Denoël, laquelle édite Vincenot depuis ses débuts, propose à son auteur d’écrire un livre pour la collection « Cuisines du terroir ». Auréolé du succès fulgurant de La Billebaude, roman sorti en cette année 1978, Vincenot accepte la proposition qui aboutit, en 1979, à un ouvrage intitulé Cuisine de Bourgogne, et signé « Famille Vincenot ». La dimension collective de cet ouvrage ne provient pas seulement du fait que c’est toute la famille qui fut mise à contribution. Andrée [sa femme] « recherche les recettes les plus traditionnelles dans les cahiers manuscrits par les grands-mères », et « François [l’un de ses trois fils, qui tient alors une auberge à Sombernon] livre quelques secrets de ses plats les plus réussis ». L’ouvrage est aussi marqué par un souci technique, car Nathalie [petite-fille de Vincenot, fille aînée de Claudine] « qui vient de rédiger un mémoire de maîtrise de lettres sur "Le vocabulaire du vin" est chargée de rendre par les mots la saveur des plats ». Plus encore que dans sa conception, c’est dans l’objet livre que s’exprime pleinement ce travail de famille : les vingt-sept premières pages de l’ouvrage sont en effet consacrées à des photographies de famille qui livrent parfois les visages des personnages qui ont participé du succès du célèbre roman La Billebaude, vivement inspirés de personnes réelles de l’entourage d’Henri Vincenot. »
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La cuisine d'Henri Vincenot | Henri Vincenot
Bienvenue sur le site de la Société Henri Vincenot, l'association pour la vie et l'œuvre d'Henri Vincenot. Née le 11 février 2023, l'association est le fruit de la rencontre de chercheurs et d...
Pour la huitième année consécutive, le château du Clos de Vougeot organisait le concours international - apprentis, amateurs et professionnels - des œufs en meurette, le 9, 10 et 11 octobre 2026. Une douzaine de chefs passionnés de cuisine et de meurette venaient faire goûter leur création à un jury averti composé de chefs étoilés et de journalistes gastronomiques.
La compétition était réservée aux candidats retenus par l'organisation à l'issue de la période de sélection.
La recette devait impérativement comporter des œufs, du vin de Bourgogne, du lard, des oignons et des champignons. Les ingrédients de luxe tels que la truffe, la morille sont interdits. Un référent technique était présent le samedi 11 octobre pour aider les candidats.
Les membres du jury 2026.
Edgar Trudeau-Ferrin, champion du monde de l'œuf en meurette 2025,
président du jury 2026.
Alexandra Bouvret, cheffe, Château du Clos de Vougeot.
Gauthier Pajona, journaliste gastronomie.
Jean-anatole Nedey, gastronome averti.
Amaury Lebeault, journaliste gastronomie.
Tiphaine Piriou, journaliste gastronomie.
Christophe Lavelle, chercheur au CNRS.
Michel Grobon, chef International.
Bruno Blancho, chef ambassadeur groupe SEB ; jury technique.
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Championnat du monde de l'œuf en meurette 2026 : voici les 12 chefs en lice
Le Championnat du monde de l'œuf en meurette approche aura lieu les 9, 10 et 11 octobre au Château du Clos de Vougeot. On connaît le nom des chefs professionnels qui prendront le départ de l'é...
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Jordan Billan, chef étoilé du restaurant Le Clos du Cèdre à Beaune, a triomphé à l’occasion de la huitième édition du championnat du monde de l’œuf en meurette qui s’est disputé dimanche 11 octobre au château du Clos Vougeot.
Il lui a finalement montré la voie. Sous l’œil de son apprenti Joanny Rosain, qui avait remporté le premier prix chez les apprentis, vendredi 9 octobre, Jordan Billan, est devenu champion du monde de l’œuf en meurette à l’occasion de la huitième édition organisée dans le grand cellier du Clos de Vougeot, dimanche 11 octobre. La compétition a rassemblé douze chefs français et étrangers. Une consécration de plus pour le chef du Clos du Cèdre à Beaune qui avait conquis, à l’âge de 30 ans, une étoile au Guide Michelin en mars 2022 et la distinction Grand de Demain par le Gault & Millau en 2023. Il ramène aussi le titre en Côte-d’Or ce qui n’était plus arrivé depuis quatre ans quand Joy-Astrid Poinsot-Blanchard était montée sur le trône. Les Suisses et les Canadiens ayant enlevé les trois précédentes éditions.
© Le bien Public.
Pour Vincenot, la cuisine n'est pas qu'un acte technique ; c'est un prolongement de la terre, des saisons et de l'âme celte et rurale de la Bourgogne. Il y mêle aussi dans chacune des recettes, des anecdotes, des coups de gueule contre la standardisation moderne et une philosophie paysanne du « bien-manger ».
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