Longtemps relégué dans l’ombre des bibliothèques anciennes, l’ex-libris fait aujourd’hui un retour spectaculaire sur le devant de la scène. Porté par l’engouement des communautés de lecteurs sur Instagram et la magie du web, ce petit objet d’art n’est plus une simple curiosité d’un autre siècle : il raconte mille histoires et incarne avec force la tradition bibliophile. Comment expliquer que ce discret sceau de possession de livre, jadis réservé aux érudits, soit soudainement devenu viral ? Plongeons ensemble dans l’univers fascinant de l’ex-libris et sa renaissance inattendue.
Un ex-libris est une inscription figurant à l'intérieur d'un ouvrage, par laquelle le propriétaire marque nommément sa possession.
À partir de la fin du XVe siècle, en Europe, l'ex-libris prend la forme d'une gravure, tirée à part, et traditionnellement issue de la taille douce. Elle peut mentionner éventuellement le nom du propriétaire, ses armes, sa devise ou divers symboles et motifs de son choix. Il s'agit donc d'une gravure personnalisée qu'un collectionneur ou bibliophile colle sur le contre-plat (l'intérieur de la couverture) ou sur la page de garde de ses livres, comme marque d'appartenance.
Par extension, on nomme parfois ex-libris manuscrit la mention à la main du nom du propriétaire du livre, même si l'on préfère parler plutôt dans ce cas de marque de possession.
Les tampons encreurs, et autres cachets à l'encre directement tamponnés sur les ouvrages et marquant la propriété du livre, ne sont pas appréciés par les bibliophiles parce que, selon eux, ils dégradent les ouvrages et leur font perdre une partie de leur valeur marchande (d'où leur emploi par les bibliothèques publiques, pour dissuader les vols).
Les ex-libris ont connu un nouvel essor au XIXe siècle, avec le développement de la bibliophilie dans le sillage de l’écrivain et romancier Charles Nodier (1780-1844). Des bibliophiles ne disposant pas d’armoiries se font alors graver des ex-libris avec des motifs artistiques, de fantaisie ou des symboles représentant leurs goûts ou leur identité. Toujours gravé principalement au burin, l’ex-libris se diversifie donc au-delà de l’héraldique. Plusieurs bibliophiles font dessiner leur ex-libris par des artistes en vogue, pour ensuite les donner à graver à un graveur spécialisé.
L’élément graphique principal d’un ex-libris est généralement soit le blason du propriétaire, timbré ou non, soit un dessin allégorique ou symbolique. L’ex-libris comporte aussi, le plus souvent, le nom ou, parfois, les initiales du propriétaire ; il peut aussi être signé par l’auteur du dessin et/ou de la gravure. Un ex-libris peut comporter une devise ou une citation chère au propriétaire du livre, ou sa fonction, ou ses titres.
Chronique de l’ex-libris. Par Dr. Pierre Séjournant – « L’image dans l’ex-libris » - N° 6 – L’ex-libris en couleurs.
Voici quelques liens pour se familiariser avec le monde passionnant des ex-libris.
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Ex-libris anciens : signatures et histoires de bibliophiles
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